Lorsque l’on choisit du bois pour un projet de construction ou d’aménagement, on s’intéresse souvent à son essence, à son aspect ou à son prix. Pourtant, un autre critère est tout aussi important : la classe d’emploi.
Cette classification permet de déterminer dans quelles conditions un bois peut être utilisé sans risquer de se dégrader prématurément. Elle prend notamment en compte l’exposition à l’humidité, aux intempéries et aux agressions biologiques comme les champignons ou les insectes.
Bien choisir la classe d’emploi de son bois est essentiel pour garantir la durabilité de son projet. Voici tout ce qu’il faut savoir.
Qu’est-ce qu’une classe d’emploi ?
La classe d’emploi définit le niveau d’exposition du bois à l’humidité au cours de sa vie.
Plus le bois est exposé à l’eau ou à un environnement humide, plus il doit présenter une résistance importante. Certaines essences possèdent naturellement cette résistance, tandis que d’autres nécessitent un traitement spécifique pour être utilisées dans certaines conditions.
Cette classification est utilisée aussi bien par les professionnels du bâtiment que par les particuliers afin de choisir un matériau adapté à chaque usage.
La classe 1 : pour les espaces intérieurs secs
La classe 1 concerne les bois utilisés exclusivement en intérieur, dans des locaux parfaitement secs.
Ils ne sont jamais exposés à l’humidité et ne risquent pas d’être mouillés.
On retrouve cette classe pour la fabrication de meubles, d’étagères, de bibliothèques ou encore d’éléments de décoration intérieure.
Dans ces conditions, aucun traitement particulier n’est généralement nécessaire.
La classe 2 : un usage intérieur avec quelques variations d’humidité
Les bois de classe 2 restent principalement destinés à un usage intérieur, mais peuvent être soumis occasionnellement à une légère humidité.
Ils conviennent par exemple aux charpentes traditionnelles, aux ossatures situées sous toiture ou à certains locaux peu chauffés mais correctement ventilés.
Le bois n’est jamais directement exposé aux intempéries.
La classe 3 : l’extérieur sans contact avec le sol
La classe 3 est probablement la plus connue.
Elle concerne les bois utilisés à l’extérieur mais sans contact permanent avec le sol ni avec de l’eau stagnante.
On retrouve cette classe pour de nombreux projets :
- Bardages
- Claustras
- Pergolas
- Habillages extérieurs
- Certaines terrasses selon leur conception
Le bois est régulièrement exposé à la pluie mais sèche rapidement grâce à une bonne ventilation.
La classe 4 : pour les environnements très exposés
Les bois de classe 4 sont conçus pour résister à une forte humidité.
Ils peuvent être en contact direct avec le sol ou subir des projections d’eau fréquentes.
Cette classe est particulièrement adaptée pour :
- Les poteaux
- Les piquets
- Les traverses paysagères
- Les terrasses très exposées
- Les aménagements de jardin
Certaines essences atteignent naturellement cette classe, tandis que d’autres y accèdent grâce à un traitement en autoclave.
Et la classe 5 ?
Plus rare dans les projets des particuliers, la classe 5 concerne les bois destinés à rester immergés de façon permanente dans l’eau de mer.
On la retrouve principalement pour les ouvrages portuaires, les pontons ou certaines infrastructures maritimes.
Il est très rare qu’un particulier ait besoin d’un bois répondant à cette classification.
Toutes les essences ne se valent pas
Chaque essence possède des propriétés naturelles différentes.
Le chêne, le châtaignier, le douglas ou encore certains bois exotiques présentent naturellement une bonne résistance à l’humidité.
À l’inverse, des essences comme le pin nécessitent généralement un traitement lorsqu’elles sont destinées à un usage extérieur fortement exposé.
Le choix ne dépend donc pas uniquement de l’essence, mais aussi de son traitement éventuel et de son futur environnement.
Une erreur de classe peut réduire la durée de vie de votre ouvrage
Choisir un bois inadapté à son environnement peut entraîner une dégradation rapide.
Un bois prévu pour un usage intérieur utilisé en extérieur risque de gonfler, de se fissurer, de développer des champignons ou d’être attaqué par des insectes.
À l’inverse, utiliser une classe supérieure lorsque cela n’est pas nécessaire représente souvent un surcoût inutile.
Le bon choix consiste donc à adapter la classe d’emploi au projet, ni plus, ni moins.
Faites-vous conseiller avant de choisir votre bois
Chaque projet présente ses propres contraintes : exposition, ventilation, proximité du sol, région, entretien souhaité…
Chez Paganoni Bois, nous accompagnons particuliers et professionnels depuis 1938 dans le choix des matériaux les plus adaptés.
Que vous réalisiez une terrasse, une pergola, un bardage, une charpente ou un aménagement extérieur, notre équipe est à votre disposition pour vous orienter vers la classe d’emploi et l’essence les mieux adaptées à votre projet.
Un bon choix dès le départ, c’est l’assurance d’un ouvrage durable, esthétique et conçu pour résister au temps.
